Get Adobe Flash player

Causeries Gallo

Causeries Gallo

Travail en cours...

          www.axl.cefan.ulaval.ca (L'Aménagement linguistique dans le Monde) Université Laval Québec, accord de l'auteur Jacques Leclerc 

  • www.plumfm.net (le gallo sur les ondes)   www.obree.fr (chanteur du "Pays Gallo" incontournable)
  • www.reseau-chant-gallo.com (Epille/Bovel)  www.cacsud22.com  
  • O.F. 31/8/2021 : "Des associations bretonnes contre le contrat d'engagement républicain institué par la loi "Séparatisme". Il est en contradiction avec la défense des langues et cultures régionales. Signer ce contrat en l'état nous place dans l'impossibilité de dire notre opposition au dogme de l'unicité du peuple français, lequel nie l'existence de nos peuples minoritaires, et, bien sûr, de notre peuple breton. écrivent ces associations (dont Bretagne Réunie et l'Institut culturel de Bretagne) réunies au sein du collectif Bretagne majeure. Parmi ses nombreuses dispositions, la loi, publiée mercredi au Journal officiel, prévoit que toute association sollicitant une subvention publique doit signer ce contrat.             

 "Une Marée bretonne pour les langues régionales" O.F. 30/05/2021, 6 à 10 000 manifestants se sont rassemblés à Guingamp après l'appel de dizaines de réseaux d'enseignement, associations, collectifs, syndicats et partis politiques. Des dizaines de manifestations analogues ont eu lieu en Corse, Occitanie, Alsace, au Pays Basque... Pour le député Paul Molac, à l'origine de la loi, "le Conseil constitutionnel considère que l'école Diwan et son enseignement immersif sont illégaux. Je ne vois pas d'autre solution que de compléter cet article de la Constitution en y ajoutant une mention sur les langues régionales"... "qui, selon la page Facebook d'Emmanuel Macron, "sont un trésor national qui ne cessent d'enrichir notre culture française".Antonin Gendry

 

     La loi Molac promulguée après le coup de massue du Conseil constitutionnel  

          O.F. 24/5/2021 : Le Président de la République a promulgué, sans attendre, le texte amputé de ses articles 4 et 9, qui portaient sur l'enseignement immersif des langues régionales - c'est-à-dire effectué dans cette langue pour la plus grande partie du temps scolaire - et sur les signes diacritiques (tildé).

             Nota AG : Les articles avaient été approuvés par 247 députés contre 76 opposants!

     Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé que "Diwan n'est pas menacé dans son existence". Cela ne rassure pas le Président du réseau associatif, Yann Uguen, qui estime qu'on veut obliger Diwan à adopter un enseignement bilingue avec une parité horaire entre le français et le breton..

 

      Paul Molac estime que le combat est d'aboutir à la révision de la Constitution avec un projet de loi qui vienne du gouvernement. Le président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a adressé un courrier à Emmanuel Macron pour solliciter l'activation de l'article 10 alinéa 2 de la Constitution afin d'obtenir une nouvelle délibération. En vain.Rassemblement pour manifester le 29 mai à Guingamp... par Anthony Rio et Olivier Mélennec

 

  LE VOTE HISTORIQUE DES DEPUTES POUR LES LANGUES REGIONALES O.F. Vendredi 9 avril 2021

     La loi va pouvoir être promulguée sans délai et ses dispositions devenir effectives. Elles concernent des langues parlées en métropole (BRETON, GALLO, OCCITAN, ALSACIEN, BASQUE, CATALAN, CORSE, FLAMAND, PICARD, ...) mais aussi les Outre-mer. "C'est un jour historique, souligne le député breton Paul MOLAC. C'est la première fois qu'une loi sur les langues régionales est votée en France." La possibilité de dispenser un enseignement immersif des langues régionales dans l'enseignement public constitue une avancée majeure, alors que le nombre de locuteurs diminue inexorablement. "Il n'y a plus de transmission familiale des langues régionales, souligne Paul MOLAC. L'école doit prendre le relais." Les communes de résidence des élèves verseront un forfait scolaire aux établissements d'accueil avec possibilité de passer des conventions entre l'Etat et les régions, dans le cadre de l'horaire normal des écoles maternelles et élémentaires, des collèges et des lycées, tout en restant FACULTATIF. Disposition également de signes diacritiques tels que le "tilde". Vote favorable massif des députés de tous bords, excepté La France insoumise.

     Un débat passionné sur les langues régionales. Le sujet des langues régionales ne laisse personne indifférent. Le débat qui a eu lieu hier à l'Assemblée nationale sur la proposition de loi du député du Morbihan PAUL MOLAC en témoigne. Il a été passionné. Dans un pays jacobin comme la France, la question de la place à accorder aux langues régionales croise forcément celles des cultures et des identités. Erwan Balanant, le député Modem du Finistère, a évoqué son père, dont le breton est la langue maternelle, et sa fille, élève de l'école en langue bretonne Diwan. "L'immersion est la meilleure méthode d'apprendre une langue. Elle ne nuit pas à la langue d'origine." L'enjeu est aujourd'hui de préserver une richesse immatérielle bien souvent en grand danger. "Mon père ne parle plus breton avec grand monde", constate Erwan Balanant.En Bretagne, on compte encore 207 000 locuteurs du breton. Mais leur moyenne d'âge est de 70 ans.

     Le mot qui fâche : "Je suis député de la nation française mais je me sens breton", a affirmé de son côté Thierry Benoit, le député UDI d'Ille-et-Vilaine. "Notre diversité n'est pas un problème, c'est une chance" a souligné Marc Le Fur, le député LR des Côtes d'Armor, régionaliste convaincu.

     Face à ces témoignages, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'est voulu le défenseur intransigeant de la République. OUI aux LANGUES REGIONALES. Mais pas question de porter atteinte au rôle prééminent de la langue française. Le mot "séparatisme", lâché lors du débat sur l'enseignement immersif, a failli mettre le feu aux poudres. Le communiste Hubert Wulfranc s'est aussi inquiété d'un "régionalisme identitaire qui peut légitimement préoccuper". Evoquant un "TRISTE JOUR", Bastien Lachaud, député LA FRANCE INSOUMISE de Seine-Saint-Denis, a pour sa part, fustigé l'instauration d'un forfait scolaire obligatoire en faveur des écoles associatives. Il a rappelé le vieux principe des défenseurs de l'enseignement public en vertu duquel "l'argent public doit aller à l'école publique".

     "NOUS AVONS BIEN TRAVAILLE" Au final, la voix des régions l'a emporté. "Nous avons bien travaillé" a estimé Marc Le Fur. Des députés LREM comme le costarmoricain Yannick Kergolot ou le finistérien Didier Le Gac ont apporté leur pierre à l'édifice. Ils avaient déposé des amendements favorables au rétablissement du FORFAIT SCOLAIRE en faveur des écoles associatives, disposition qui avait été supprimée lors du passage en commission. Le sentiment de l'URGENCE a guidé beaucoup de députés. Certains d'entre eux ont aussi fait remarquer que la langue française est aujourd'hui bien davantage menacée par l'hégémonie de l'anglais que par les langues régionales.

     Le vote a été sans appel. Le groupe majoritaire LREM avait donné pour consigne de voter CONTRE le texte défendu par Paul MOLAC. Elle n'a manifestement pas été suivie. 247 députés se sont prononcés en faveur de la proposition de loi relative à la PROTECTION PATRIMONIALE DES LANGUES REGIONALES ET A LEUR PROMOTION. Seuls 76 ont voté contre... Olivier Mélennec 

     

    Et si Emmanuel MACRON se réjouissait aussi du vote? C'était en 2018, à Quimper. Le président de la République avait, dans son discours, DEFENDU les LANGUES REGIONALES. "La langue française n'est plus menacée par les langues régionales qui ont un VRAI ROLE à jouer", avait-il déclaré. Emmanuel Macron souhaitait "qu'à travers le réseau d'éducation nous puissions accompagner les différents réseaux comme l'école publique ou Diwan. Nous serons présents au rendez-vous." avait-il ajouté. Parmi les derniers mots du discours, les Bretons se souviennent du "Bevet Breizh" (Vive la Bretagne"), prononcé par le Président en guise d'au-revoir à Quimper. Trois ans plus tard, ce jeudi, le chef de l'Etat dans son propos liminaire qui ouvre traditionnellement le conseil des ministres, aurait invité son gouvernement à jouer L'OUVERTURE sur la question des LANGUES REGIONALES en débat à l'Assemblée nationale. Selon nos informations, le président de la République serait même allé jusqu'à regretter une attitude trop fermée du gouvernement depuis quatre ans, n'hésitant pas à illustrer son propos par la place occupée par les écoles Diwan en Bretagne. De là à dire qu'Emmanuel Macron se réjouit de l'adoption de la loi MOLAC il n'y a qu'un pas que l'envie d'être en conformité avec son discours de Quimper permet de franchir!

 

     En tout cas, il y a au moins un membre du gouvernement qui n'a pas caché son bonheur hier de voir la loi MOLAC adoptée, c'est Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et de l'Europe. D'autant qu'il avait lui même échoué en 2000 quand Jack Lang était ministre de l'Education nationale, à rassembler et convaincre autour d'une loi similaire à celle qui vient d'être adoptée. Contacté, il s'est dit "très heureux de cette avancée historique". Christel Marteel

          

            O.F. 23/4/2021 : "Plus de soixante députés ont déposé, hier, un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi sur les langues régionales, adoptée le 8 avril. "Mais de quoi peuvent-ils avoir bien peur?", s'interrogeait le député du Morbihan Paul Molac, à l'origine de la proposition de loi. (76 députés avaient voté contre/247 pour)

     D'après La Borderie (1883), le mot "GALLO" apparut dès le XIVè siècle pour désigner le non-bretonnant (1). Le terme "PATOIS", vers 1885, est un dérivé de "patte" qui a reçu le suffixe que l'on trouvait à l'époque dans la langue en "François", qui se prononçait "françoué", devenu "Français"; et "patois" (patoué) s'est appelé "patoua". Le mot "patte" exprimait à l'époque la grossièreté supposée des gens qui parlaient ce langage! De nos jours, on parle de "langues régionales" plutôt que de patois ou dialectes (différences selon notion de grandeur de territoires). Des 35 "idiomes" de l'almanach de 1792 on en recense deux siècles plus tard 75, Outre-Mer compris, dont 13 "pouvant être enseignés" à l'école...CarteGallo

 On aime aussi le féminin "Gallèse" et le joli nom de la Fête de la "Gallésie" qui se tient à Monterfil en juin.

     Les Hauts-Bretons : on les dit méfiants et rusés, parfois jusqu'à la finasserie, mais on convient qu'ils sont honnêtes et justes et toujours loyaux dans leurs contrats. On leur reproche d'être lents, difficiles à remuer mais, après avoir déploré leur esprit de routine, on constate que de Vitré à Loudéac, comme sur la côte, leur agriculture est en constant progrès, car ils sont patients et persévérants. (Dans cette guerre des tranchées 1914-18, le breton, majoritairement rural et paysan,  est réputé excellent dans la défensive car il est tenace et n'a pas peur, "rapports militaires").

     On affirme qu'ils ne manifestent pas de sentiments très vifs, qu'ils manquent d'enthousiasme, qu'ils ne sont pas gais, mais on leur reproche aussi d'avoir une gaîté un peu rabelaisienne et d'aimer les plaisanteries gauloises. Ils aiment aussi la bolée, mais ce vice-là est venu de Normandie avec les pommes. Ils sont âpres au gain mais ils sont économes et ils sont charitables : les pauvres des campagnes savent tous qu'ils peuvent compter sur l'aide de leurs voisins en cas de trop grande détresse. Mme de Sévigné s'extasiait : "Je trouve des âmes plus droites que des lignes, aimant la vertu comme naturellement les chevaux trottent."

     (1) Le député de Vitré, catholique et monarchiste, Arthur de La Borderie, est aussi historien membre fondateur de la Société Archéologique et Historique d'Ille-et-Vilaine. Il participe à la reconstruction de l'"Association Bretonne" en 1873. Elle avait été fondée en 1843 et dissoute par Napoléon III en 1859. Sa mission : "développement des progrès agricoles de la Bretagne et former un centre d'études et de relations" Citons quelques noms : Théodore de La Villemarqué, Louis Tiercelin, Anatole Lebras dit Le Braz, Théodore Botrel, les bardes Abhervé et François Jaffrenou dit Taldir, Joseph-Guy Ropartz, Charles de Lorgeril... De nos jours elle organise des colloques avec pour support le site www.associationbretonne.bzh  Une autre association bretonne oeuvrait auparavant à la contre-révolution de 1792 avec le Marquis de La Rouërie. L'"Académie Celtique" : encouragés par le Consulat, 400 intellectuels et notables se regroupent en 1804 pour donner des références historiques à la nouvelle nation, après ces terribles années révolutionnaires. Plus tard, Napoléon III soutiendra le "Celtisme". Personnage : Charlez a Vro C'hall/Barz bro C'hall, Charles de Gaulle (1837/1880), l'oncle de l'ancien Président! écrivain passionné du celtisme, locuteur breton et gallois qui lança une pétition pour la protection des langues régionales. Ouvrage en 1864: "Appel aux représentants actuels de la race (sens différent à l'époque, également employé par le barde "Taldir") celtique".

       LE PATOIS : Le français et le gallo sont issus du même latin populaire du Bas-empire romain. Le Gallo est l'aboutissement progressif d'une adaptation entre une langue gauloise d'origine celtique et l'apport du latin. On usa d' inventivités locales pour créer une nouvelle langue circulant dans chaque "paiz". Le patois de Haute Bretagne ou Gallo est proche parent de ceux de l'Avranchin et du Bas-Maine ou du Poitevin. Il présente, nous dit Dottin, une réelle unité, mais on observe naturellement des différences parfois importantes entre les parlers de chaque canton et même de chaque paroisse. Rien qu'en écoutant les gens, on savait d'où ils venaient et parce que les habitants de Tinténiac mettaient des "â" partout, on les surnommait les "culs plats", tandis que ceux de Hédé avec leur prononciation en "é" étaient appelés les "culs p'lés".

     La langue est riche et on y crée très facilement de nouveaux mots. Les sons qui frappent le plus proviennent de l'évolution de certaines voyelles romanes. Ainsi l'"é roman" a souvent donné "ey" (beyre/boire) ou "ay" (fay/fois) ou le "a" (ma/moi) ou (ha/haie) ou "ai" (doumaige/dommage). L'"e" a donné "eu" (pyeu/pied), l'"o" s'est résolu en "ou" (goule/gueule). L'élision des voyelles est constante (c'mode pour commode, nour'ture pour nourriture); même au début des mots on est frappé par "core" pour "encore". On élide aussi les consonnes, (anuit/aujourd'hui; conille/corneille). A la fin des mots "l, z et c" ne se maintiennent pas (jva/cheval, mé/mer, bé/bec). A l'intérieur des mots l'inversion de l'"r" est fréquente (beurbi/brebis, gueurnouilles/grenouilles). On peut rajouter un "eu" euphonique (keuroué/croix). Le vieux pronom "cestui" est resté dans "çti-là". On remplace toujours "nous" par "je". Enfin dans les verbes il faut noter l'affection pour le son  "i" du passé défini qui a gagné toutes les conjugaisons.

        Voir rubrique "Histoires de Bretagne 5" pour compléments sur la langue gallèse.

        Le PATOIS : en 1863, le ministère de l'Instruction publique classait les départements selon leur caractère francophone ou non. L'Ille-et-Vilaine hérita du qualificatif de "douteux!"; en effet le patois dominait largement dans les campagnes, avec des variantes d'une commune à l'autre. Au XVIIIème siècle, la formation des ELITES retint seule l'attention, même chez les propagandistes des "Lumières", à l'exception de Diderot, Turgot ou certains membres du bas-clergé. La Chalotais, procureur du Parlement de Bretagne en 1762, soutenait que "le bien de la Société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus loin que ses occupations". VOLTAIRE l'en félicita par courrier : "Je vous remercie de proscrire l'étude chez les laboureurs." ROUSSEAU émit un jugement similaire : "N'instruisez pas l'enfant du villageois car il ne lui convient pas d'être instruit."

       Le Projet "GIRONDIN" du Président MACRON" présenté lors de son discours de juin 2018, à Quimper : il arrive avec le projet de loi "4D" (décentralisation, différenciation, déconcentration et décomplexification)... O.F. 26/2/2021

      Constitution française : article 75-1,juillet 2008, les langues régionales deviennent "patrimoine de la République" à l'initiative du député costarmoricain Marc Le Fur (LR).

      Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (minorité éthnique importante implantée dans un pays). La France a signé (intention) la Charte en mai 1999 (tout comme l'Italie) mais ces deux pays n'ont jamais "ratifié"(obligation juridique d'un Etat). 9 pays de la Communauté européenne et du Conseil de l'Europe n'ont ni signé ni ratifié (Belgique, Bulgarie, Estonie, Grèce, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal). Les promesses de ratification d'avant-élections présidentielles à Quimper de Jacques Chirac (1996) ou Emmanuel Macron (2017) n'ont pas abouti. Par un Traité européen de 1992 sous l'égide du Conseil de l'Europe les états signataires, ayant ratifié la Charte, doivent s'engager sur au moins 35 actions (Activités et équipements culturels, Autorités administratives et services publics, Echanges transfrontaliers, Enseignement, Justice, Médias, Vie économique et sociale).

     Ainsi, le Royaume Uni mène des actions pour 7 langues : Cornique, Ecossais, Ecossais d'Ulster (IRL Nord), Gaëlique d'Ecosse et Ile de Man, Gallois, Irlandais (du Nord). La Roumanie pour 20 langues sur son sol. La Pologne pour 14 langues minoritaires et une langue régionale. Pour la France, n'ayant pas ratifié, il faut noter la Nouvelle Calédonie qui a recensé 28 langues kanak!

        METEO BRETONNE : Le tonnerre du matin signifie vent, celui de midi pluie; Quand il pleut à la Saint-Médard (8 juin) il pleut quarante jours plus tard (vers le 18 juillet). A moins que Saint-Barnabé (11 juin) ne lui coupe l'herbe sous le pied; un halo ou un cercle jaunâtre autour de la lune indique une pluie prochaine; si, à son quatrième jour, on la voit se détacher sur le ciel avec un croissant nettement dessiné, il est probable que le temps sera beau pendant le reste de son cours; Quand le ciel est rouge au coucher du soleil, c'est signe de vent pour le lendemain; Si les poules et les pigeons ne se mettent pas à l'abri mais étendent leurs ailes à la première pluie, le mauvais temps ne durera pas; L'hirondelle qui vole haut annonce le beau temps, si elle rase la terre elle annonce la pluie; Lorsque le chat est occupé à faire sa toilette, s'il ne se frotte pas le nez c'est signe de beau temps, mais s'il passe la patte par-dessus l'oreille c'est signe de pluie.

CHANTS, CONTES et MUSIQUES : des fêtes du "Pays Gallo"

  le "Kan Ar Bobl" (chant du peuple) à Pontivy fin avril/début mai

      la "Bogue d'Or" et "Fête du Marron" à Redon en octobre

 la "Fête de la Gallésie" à Monterfil en juin

      la "Fête du Chant" de Bovel en avril 

 les assemblées galèzes de Brocéliande en juillet

Des noms : Marie-Brigitte Bertrand/Jean-Luc Oger "Tradior", Bruno Chemin, Marie Chiff'Mine, Eugène Cogrel,Thérèse Dufour, Eugénie Duval,Michel Franger,Fred et Roger,Jocelyn Garric, Francis Guilard,Marie-Jo Joulaud,Jean-Pierre Mathias,Albert Poulain, Daniel Robert,Jacky Sourdrille, ...

                                        Musiques et jeux buissonniers : Pierrick et Jean-Yves BARDOUL

             

                          TRADITIONS POPULAIRES EN HAUTE-BRETAGNE

     "Pansoux" ayant un don : les personnes venues au monde,  les pieds les premiers, guérissaient les foulures et les entorses ou faisaient mourir les vers (en Ille-et-Vilaine et vers Saint-Brieuc) ou les eczémas et les impétigos (à Quintin). Toutes celles nées et baptisées le 25 janvier, jour de la conversion de Saint-Paul, "pansaient le v'lin", c'est-à-dire guérissaient les piqûres de bêtes venimeuses (abeilles, frelons, araignées, serpents, ...) et aussi les dartes, les furoncles, les tumeurs de toutes sortes. Quand elles prenaient un crapaud dans leur main, il devenait tout plat ou bien il éclatait. Elles pouvaient toucher les salamandres sans inconvénient et jouer avec les vipères sans être piquées. A Questembert, elles étaient "crachouses" : elles guérissaient avec leur salive. A Saint-Dolay, les personnes nées le 1er février, entre onze heures et minuit, jouissaient des pouvoirs octroyés ailleurs le 25 janvier. A Larré et Saint-Congard, on pansait le "v'lin" quand on était né le "jour de Saint-Pierre" (29 juin).

     "Guérisseurs"  : ils se contentaient d'exécuter quelques gestes et de prononcer un certain nombre de mots qui leur avaient été révélés par une autre personne. Le "pansou" par dévolution, ayant reçu d'autrui son secret, devait, lui aussi, le transmettre mais seulement quand il se sentait à toute extrémité. S'il était un homme, il choisissait ordinairement une femme pour lui succéder. S'il y avait exception, c'était en faveur de membres de la famille. Le secret était gardé religieusement : ceux qui le dévoilaient perdaient aussitôt leur don. Notons un texte vers Guipry : Feu du ciel, éteins ta chaleur, Comm' Judas perdit sa couleur, En trahissant Notre-Seigneur!

     Les "Pansous de feu", qui supprimaient l'effet des brûlures, naissaient le 10 août, jour de Saint-Laurent. A Malestroit, les "touchoux de v'lin" et à Larré les "touchous de guernes" (furoncles) venaient au monde le 31 décembre, jour de Saint-Sylvestre.

     Deux saints populaires en Haute-Bretagne ont maudit le genêt : Saint-Melaine, parce qu'il avait été fouetté avec par sa mère; Saint-Quay, après avoir été battu avec des bâtons de genêt. Aussi il n'en pousse plus ni à Brain, ni à Saint-Quay. (Guillotin de Corson)

     Le coudrier (noisetier) : Si on prend une baguette de coudrier en forme de fourche, et qu'on la tourne du côté où l'on a sa bonne amie ou son bon ami, si on en est aimé, elle baisse d'elle-même vers la terre.

     Les "sourciers" : ou gens qui ont le don de découvrir les sources, vont dans les champs couper une baguette de coudrier, la placent sur le bout de leur petit doigt et la balancent; à l'endroit où elle tombe, il y a une source.

     Les "mieilliers" savent arrêter les mouches à miel. C'est un don qui se transmet de père en fils; mais l'aîné de la famille peut seul le posséder. Le mieillier dit une oraison particulière, tient son chapeau derrière son épaule gauche et a l'oeil fixé sur le milieu de l'essaim où se trouve la mère, qui ne tarde pas à venir se poser sur sa main... Les sorciers, pour faire réformer les conscrits, leur font piquer les testicules par des abeilles... Après la Saint-Laurent (10 août), jour des pansous de feu, les abeilles n'essaiment plus...

     Le houx est consulté pour savoir si on se mariera ou non. On dit en touchant chacun des piquants "Fille, femme, veuve, religieuse". C'est le dernier piquant qui donne la réponse. Moins piquant, on procède de même avec la marguerite...

     Le sureau fait s'en aller les verrues en les frottant avec des graines.

     Les "Saints de glace" :paysans et jardiniers se basent sur les dates fêtant des Saints pour prévoir la baisse des températures et la fin du gel (phénomène de lune rousse) sur leurs cultures. Selon les particularités climatiques dans nos provinces et régions, la période des "Saints Cavaliers ou chevaliers" (régions méridionales) va du 23/25 avril au 6 mai, alors que la période de la "lune rousse" couvre le 5 avril au 6 mai.En ce qui concerne les "Saints de glace", en 1582, on passe du calendrier "Julien" au calendrier "Grégorien" : cela provoque un léger "glissement" de dates de références.

     Les trois Saints au sang de navet, Mamert, Pancrace et Servais, "Aux saints de glace, celui qui porte la barbe ne la rase pas pendant trois jours" :

      - du 11 mai , Saint Mamert, l'Archevêque de Vienne dans la Gaule du Vème siècle, a demandé trois jours de prières contre les calamités, dites les Rogations, avant l'Ascencion :  "Attention, le premier Saint de glace, souvent tu en gardes la trace!"; remplacé de nos jours par Sainte Estelle

     - du 12 mai, Saint Pancrace souvent apporte la glace, remplacé par Saint Achille et 13 mai, Saint-Servais, Evêque de Tongres en Belgique au 4ème siècle : "Avant Saint Servais point d'été, après Saint Servais plus de gelée", "Quand il pleut à la Saint Servais, pour le blé signe mauvais"; "Saint Servais quand il est beau, tire saint Médard (8 juin) de l'eau" ; remplacé par Sainte Rolande

- glissement au 16 mai Saint Honoré, 17 mai Saint Pascal et 18 mai Saint Eric.

En Bretagne, le patron Saint-Yves, célébré le 19 mai, est ainsi devenu le "dernier Saint de glace"; "Craignez le petit Yvonnet! C'est le pire de tous quand il s'y met".

     De nos jours, on s'accorde généralement sur la mi-mai pour planter en extérieur les plantes "gélives" ou "frileuses" comme les tomates et les courgettes, ...

   Des expressions : Les bons comptes font les bons amis, Il faut boire le vin quand il est tiré, A qui veut mal, le mal arrive, Quand la poule chante plus haut que le coq il faut lui rabattre le caquet, Il n'est si petit pot qui ne trouve son couvercle, Il vaut mieux dormir dans de mauvais draps que dans des draps pris, Abondance de biens ne nuit pas, Loin des yeux loin du coeur, Il faut saisir la balle au bond, A bon chat bon rat, Chaque jour amène son pain, Ventre affamé n'a pas d'oreilles, Un bienfait n'est jamais perdu, Pas de rose sans épine pas de plaisir sans peine, Un homme averti en vaut deux, La nuit porte conseil, A quelque chose malheur est bon, A sotte demande point de réponse, Payer ses dettes c'est s'enrichir, Ne faites pas à autri ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît, Les bons maîtres font les bons valets, Il est plus beau de donner que de recevoir, Petite pluie abat grand vent, Qui ne doute de rien ne sait rien, Petits ruisseaux font grandes rivières, Selon ta bourse gouverne ta bouche, L'homme propose Dieu dispose, Avec la volonté on vient à bout de tout, Tout vient à point à qui sait attendre, Qui prouve trop ne prouve rien, Chat échaudé craint l'eau froide, Bouche de miel main de fiel, Ce que femme veut Dieu le veut, La raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure, Ne remettez pas au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même, Nécessité est mère de l'invention,Nécessité n'a pas de loi,  Qui veut tuer son chien dit qu'il est enragé, Les gros poissons mangent les petits, Jeu de main jeu de vilain, A tout seigneur tout honneur, Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, Un malheureux n'a pas souvent d'amis, Vouloir c'est pouvoir, Homme sourd et femme aveugle feront toujours bon ménage, Bon sang ne peut mentir, On ne peut manger à deux râteliers à la fois, On est bien venu quand on apporte, Fais ce que tu dois advienne que pourra, De trop près qui se chauffe se brûle, Les bêtes nous apprennent à vivre, L'art perfectionne la nature, Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, Tout nouveau tout beau, Chaque chose à son temps, L'occasion fait le larron, L'oisiveté est mère de tous les vices, Bon ouvrier sait se servir d'un mauvais outil, Tout chemin mène à Rome, Parler est bien agir vaut mieux, Qui a bu boira qui a joué jouera, Petit à petit l'oiseau fait son nid, Nul n'est prophète en son pays, Quand on n'avance pas on recule, Les yeux sont les miroirs de l'âme, Jamais long nez n'a gâté beau visage, A l'impossible nul n'est tenu, Il faut garder une poire pour la soif, A bon vin point d'enseigne, N'éveillez pas le chat qui dort, Deux yeux voient mieux qu'un, Tel rit le vendredi qui pleurera dimanche, Les railleurs sont souvent raillés, Après la pluie vient le beau temps, Qui mal veut mal lui arrive, Il ne faut jurer de rien,  Chose promise chose due, Le remède est parfois pis que le mal, Qui casse les verres les paye, Flattez un chien il vous caressera, L'exception confirme la règle, Il n'y a pas de feu sans fumée, Mieux vaut aller au moulin qu'au médecin, Après le repas le feu ou le pas, Toute vérité n'est pas bonne à dire, Qui se ressemblent se rassemblent, Quatre yeux voient mieux que deux, L'appétit vient en mangeant, Une hirondelle ne fait pas le printemps, Pierre qui roule n'amasse pas la mousse, On n'est jamais sali que par la boue, Qui prend femme prend maître, Qui voit ses veines voit ses peines, Qui dort dîne, Qui ne dit mot consent, La nuit tous les chats sont gris, Qui ne se mêle de rien a toujours la paix, A l'oeuvre on connaît l'ouvrier, Besogne commencée est à moitié faite, Toute médaille à son revers, Il faut semer pour recueillir, Les petits cadeaux entretiennent l'amitié, Froides mains chaudes amours, Tout ce qui luit n'est pas or, Clé d'argent ouvre toute porte, A père avare enfant prodigue, La faim fait sortir le loup du bois, Le temps est le meilleur des médecins, Nul ne peut servir deux maîtres, Quand on est bien il faut s'y tenir, Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire, Comparaison n'est pas raison,  La critique est aisée et l'art est difficile, Ce qui est différé n'est pas perdu, Gros gagneur gros dépenseur, Est assez riche qui ne doit rien, Les mots s'envolent les écrits restent, Chaque oiseau trouve son nid beau, Il n'y a que le premier pas qui coûte, Aide-toi le ciel t'aidera, Tout ce qui branle ne tombe pas, Il n'est personne qui ne se trompe,  Mieux vaut faire envie que pitié, Menteur comme un arracheur de dents,  La prudence est mère de sûreté, Dans un vieux pot on fait de bonne soupe, Le plus grand saint pèche sept fois par jour, Rira bien qui rira le dernier, Plus on est de fous plus on rit, Les honneurs changent les moeurs,  Il faut avoir plusieurs cordes à son arc, Qui embrasse trop mal étreint, Assez y a si trop y a, Année de vin point d'avoine, Le miel n'est pas fait pour la gueule de l'âne, Quand le puits est sec on sait le prix de l'eau, L'enfer est pavé de bonnes intentions, Il faut que tout le monde vive, Comme on fait son lit on se couche, A beau mentir qui vient de loin, La sauce fait manger le poisson, Il ne faut pas dire fontaine je ne boirai pas de ton eau, Laissons passer les plus pressés, Curiosité n'est pas vice, Cherchez et vous trouverez, Bienheureux les pauvres d'esprit, Promettre et tenir sont deux, Qui se fait mouton le loup le mange, Je ne me chauffe pas de ce bois-là, A trop tirer la corde casse, Petit poisson deviendra grand, Ce n'est pas l'enseigne qui fait la maison, Où il y a gêne il n'y a pas de plaisir, Il ne faut pas jouer avec le feu, Qui veut aller loin ménage sa monture,  Il n'est pire eau que l'eau qui dort, Ce n'est pas tous les jours fête, Il faut être de son temps, Il est un dieu pour les ivrognes, En forgeant qu'on devient forgeron, Chaque chose a son agrément, Il faut hurler avec les loups, Bien perdu ne profite à personne, Il faut en prendre et en laisser, A trompeur trompeur et demi, Ce qui abonde ne nuit pas,  Chacun pour soi Dieu pour tous, La belle plume fait le bel oiseau, Ne mettez pas la pièce à côté du trou, Le lièvre revient toujours à son gîte, Qui perd gagne souvent, Quand la poire est mûre elle tombe, Qui donne mal ne donne rien, Toute chose n'a qu'un temps, L'occasion perdue ne se retrouve pas, Qui va lent va bien qui va bien va loin, Qui veut battre son chien trouve toujours des bâtons, Quand on ne peut mordre il ne faut pas aboyer, Il n'y a que les sots qui se vantent, De deux maux il faut choisir le moindre, A chacun sa marotte, Où l'on est bien il faut savoir se tenir, La maladie vient à cheval et s'en retourne à pied, Il n'y a que le premier pas qui coûte, Voleur qui en vole un autre le diable en rit, Qui ne nourrit le chat nourrit le rat, Mieux vaut être marteau qu'enclume, Chacun cherche son semblable, Donner aux pauvres ne ruine jamais, Le bonheur dépend toujours de soi, Des femmes et des chevaux il n'en est pas sans défauts, Quand le diable se fait vieux il se fait ermite,  Tel père tel fils, Charité bien ordonnée commence par soi-même, Chacun son métier et les vaches seront bien gardées, A tout péché miséricorde, Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, Ne méprise pas ce que tu ignores, Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, Bon coq est fort sur son fumier, Gardez-vous de qui n'a rien à perdre, Au pied du mur on voit le maçon, Le papier supporte tout!    

 

 

   ------------------------------------------------------------

                       APPELLATIONS CITEES vers 1950 

                                      Généralités :

   - les Bas-Bretons Berzonet (-ette), Berzonec (-èqe), Maho, Nigousse

   - les Chouans : peuvent être synonyme de "blanc" ou "légitimiste"; on dit parfois qu'il a de la "plume aux pattes". En  1877, un paysan demande s'il "y avait beaucoup de plume dans l'urne"!, voulant ainsi désigner un légitimiste.

    - Bleus, Citoyens ou Patauds Républicains, une République ...

   - les Pelots (Pierre) chant repris par Tri Yann avec Hennebont "Ma chère maman je vous écris..." ( idem Avessac, Betton, Bréhand, Guignen, Grée St Laurent, Guer, La Noë-Blanche, Ruca, Saint-Malon-sur-Mel, Saint-Péran, Saint-Thurial,...)   

   - les "Etourneaux" sont des oiseaux formant des vagues mouvantes, comme les bancs de poissons, pour empêcher le   rapace de voir une proie. réf. qui "piaillent" en groupe, nuisances sonores et olfactives.

   - "Glorieux" idem sens "Lorieuz" et "Paons"

   - Monde animal : Chats, Chevriers, Carnassiers, Cheval, Coucous,Crapauds,Hannetons, Loups, Margattes, Orbiches,Ours,Poulains,Poux, Sangliers,Sauterelles, Vaches,...

   - des expressions : Bedas, Chiens sans queue, Equignettes,  Mal-berouessés, Hannes pâtouses, Haoutains, Teignoux, ... mais aussi les Bons gars ou les gros penards! 

     "Ventres jaunes" : les habitants de marais avaient le teint jaunâtre (climat malsain); ou ceinture en toile entourant le ventre et contenant des pièces jaunes (pratique Est de la France)

    -------------------------------------------------------

   - Acigné "Acigneu, Acignéen, 1985 Acignolais, les Rouchous de naches ou de coues (queues de vaches)

   - Amanlis "Amanli" les Chouans

   - Argentré du Plessis les Juliots ou les Poulains

   - Avessac Avessa, les Pelots

   - Batz-sur-Mer Bâ, les Sorciérs

   - Baguer-Morvan Baghè, les Chouans

   - Bain-de-Bretagne Bouin, les Boueniaos

   - Bais Bée, les Viaos

   - Balazé Balazë, les Jeliaos

   - Baulon Baolon, les Bourdons

   - Bazouges-La-Pérouse Bâzouje, les Hobe-la-berne (après un vol de couvertures des Chouans. Les "bernes" faites avec       le rebus; on associait des fils de couleur avec des fils de chanvre de moindre qualité)

   - Bazouges-sous-Hédé Bâzouje, les Etourniaos 

   - Bécherel Becherè, les Ouaes

   - Bédée, les leve-néz

   - Béganne les Sorciers ou Fesses Neires

   - Beignon Begnon, les Pllaods ou les Chouans

   - Betton  les Plots 

   - Billé Billeu les Monches (mouches) ou les Chouins

   - Billio (St Jean de Brévelay) les Bedas

   - Binic la République de ...

   - Bléruais (Saint Méen) Bleuruas

   - Bobital Bobita, les Bobiaos

   - Boigervilly Bouajergaod, les Coucous ou les Qhus pelës

   - Boistrudan les Chouans

   - Bonnemain les Haot-hanës

   - Boquého Boco, les Chouans

   - Bonnemain les Hauthannés (pantalons courts), Teniers (tanières dans les bois) ou Tanguiers

   - Boquého (Chatelaudren) Boquo, les Chouans

   - Bouëxière (La) les Paules ou les Pols

   - Bouillie (La) (Matignon) les Carnassiers ou les Chouans

   - Bouvron les Coucous

   - Bovel Bovè, les Sangliers ou les Parfèts

   - Brain-sur-Vilaine : Braaingn ou les Faraods

   - Bréal-sous-Montfort Beurial, les Hannaux ou Hanaods

   - Brécé Beurceu, les Equignettes (socle girouettes)

   - Bréhand (Moncontour) les Plots (Pelot) ou les Chouans

   - Brie (Janzé) les Etourneaux

   - Brielles (Argentré) les Ours

   - Brignac les Sorciers

   - Broons-sur-Vilaine les Taqenaods

   - Bruz Bru, les Broussais

   - Caden Cadins, Chouans, Lolos, les Saints, les Beûs, Beulouz

   - Camoël Camouâ, Camouè, les Bedas

   - Campel les Parfèts

   - Campénéac (Ploërmel) Campénya, les Galicelles (vêtement long, battant les jambes, AV2, chanson)

   - Cancale les Berdots ou Berdaos ou Mangeurs d'Orbiches (roussettes)

   - Cardroc (Bécherel) Cadro, les Luhants

   - Chapelle-Chaussée (La) (Bécherel) les Huguenots ou les Lorieux

   - Chapelle-des-Fougeretz (La) les Mangeoux d'courée

   - Chapelle-Thouarault (La) les Bagoules ou les Couinaods

   - Chartres-de-Bretagne les Poteriaos

   - Chasné-sur-Illet Châné, les Bossus ou Chacotins, Chapuz ou Glorieux

   - Châteaubourg ch'teubourg, les Pat'nôtres, Patenôtrs

   - Châteaugiron Chaougeon,Chiaojon, Chaojon-les-boûzes, les Bourjouéz

   - Chateauneuf les Teignoux

   - Châtelaudren le Châtè, les Bobets

   - Chatelier (Le) les Chouans

   - Chauméré Chaoumereu

   - Chavagne les Paons

   - Cherrueix Cherrué, les Chiens ou Ventres de margatte (seiches ou morgate)

   - Chevaigné J'vagneu

   - Clayes les Crapauds ou les Chiens, les Aragnées

   - Coësmes les Pataflaux

   - Coglès Coye

   - Cohiniac les Haréchoux ou Bedas

   - Collinée Couâlinée, les Guerlusettes ou les Poux

   - Combourg Combou, les Gros Chevaux (nécessaires pour circuler dans leurs mauvais chemins)

   - Concoret les Saints

   - Cornillé, les Couâs

   - Corps-Nuds les Etourniaos

   - Corseul les Glorieux

   - Couyère (La) les Larrons

   - Crouais (Le) keurouä, les Chats

   - Croix-Helléan (La) les Qhus bénis

   - Crossac les Pataods

   - Cuguen les Navets ou les Qhus ghenës

   - Dinan les Bourjouéz, les Picous de sous ou les Monsieûs

   - Dinard les Seigneurs

   - Dingé les Culs p'lés

   - Dol-de-Bretagne Dou, les fouéroux (s) (fièvre des marais?);

     "Marauds" habitants des marais, "Pattes Vasouses" et "Culs Gueuneus"

   - Domagné les Trous Fumés

   - Domalain Soumalain, les Poulains

   - Domloup les Biquoux ou les Bitons

   - Dourdain les Chouans

   - Drouges les Chouans

   - Eancé Yanceu, les Coquelins

   - Epiniac Epinia, les Ventres de rochettes (noyaux de cerise avalés) ou Piniochais

   - Ercé-près-Liffré les Flérauds , Fiérots, ou les Huguenots

   - Eréac Erya, les Pachus, Yan-Ila ou Pile-pataches

   - Erquy les Marauds ou les Gris

   - Etrelles Trelles, les Etourneaux

   - Feins Feign, les Caquaires

   - Fougères Fouj'res, les Sorciers

   - Fresnais (la) Frèna, les Pattes vaseuses

   - Gahard G'hard, les Luhauds ou Marmoutiers

   - Gennes-sur-Seiche Geinnes, les Glorieux

   - Gevezé Geub'zeu, les Glorieux ou Mangeurs de bouillie

   - Glénac Yeuna, les Vents d'jaunes

   - Gosné Gôneu, Guenâ, les Chouans, Cantaches ou Mangeoux d'confiture

   - Gouesnière (La) les Bâtonniers ou les Chouans

   - Goven les Chouans

   - Grand-Fougeray (Le) Fulkériens, les Glorieux

   - Grée-Saint-Laurent (La) les Pllaods ou les Châillots

   - Guémené-Penfao région paiz mitaod

   - Guer Ghè, les Pllaods

   - Guérande les Qhus salës

   - Guerche-de-Bretagne (La) la Gueurche, les Crapauds

   - Guignen les P'lots (voir Pelot Betton, Hennebont, ...)

   - Guildo (Le) les Castins ou Mouenes

   - Guillac les Houces ou Ourses

   - Guipel les Pouches noires

   - Guipry les Beulouz

   - Hédé Hedeu, les Culs P'lés

   - Hénanbihen Hénan, les Bruments, les Fous ou les Hossoués

   - Hermitage (L') l'Hermitaïge, les Curons ou Qhus ronds

   - Hirel les Berdaos ou les Nombris jaones

   - Iffs (Les) les Etourneaux

   - Irodouër les Yaumis, Chouans ou Bendes naires

   - Jans les Bedas

   - Janzé Janzeu, les Grignotoux ou les Loups

   - Javené les Paons, Glorieux ou Lorieûz

   - Josselin les Calvins graissoux, Qhus pllats

   - Lalleu les Bons Gars

   - Lancieux les Prussiens ou les Chouans

   - Landujan les Saoçous

   - Langan les Chats

   - Langueux les Chevaux

   - Lanhélin les Picotous tailleurs de pierres de granit "Picoteux"

   - Lanouée les Chouans ou les Sangliers

   - Lassy les Pobiers, Bobias

   - Lavau-sur-loire les Ventrs-jaunes

   - Lieuron les Coucous

   - Liffré Liffreu, les Etourniaux ou les Sangliers

   - Livré-sur-Changeon les Chacotins

   - Loudéac les Manjous de chous

   - Lourmais Loumâs, les Potiers (pots de terre) ou les Pattes de jâs

   - Louvigné-de-Bais les Patauds (altération Patriotes, Républicains)

   - Louvigné-du-Désert les Picaods

   - Loyat les Sorciers

   - Luitré les Fierots

   - Malansac les Qhus plats

   - Malestroit les Sabots

   - Marpiré les Louvettes

   - Matignon les Avares

   - Maure-de-Bretagne Maoure, les Groussiers

   - Maxent Masssent, les Taquenauds

   - Médréac les Leche-pllat

   - Meillac les "houssus" (cheveux longs et mal-peignés)

   - Melesse les Berdaos

   - Merdrignac les Manjous de chous

   - Messac les Paons, Pahous

   - Mézières-sur-Couësnon Mézieure, les Loups

   - Moigné Moigneu, les Trous d'choux

   - Moncontour les Usurieurs ou les Cordonniers

   - Montauban-de-Bretagne les Chouans

   - Mont-Dol (Le) les Ventrs jaones

   - Monterfil Monterfi, les Berlauds, Berlaods

   - Montgermont les Mangeurs de pommes cuites

   - Montreuil-le-Gast Montreu l'gâ, les Léhonniers, Lohoniérs

   - Montreuil-sur-Ille les Glorieux ou Lorieuz

   - Mordelles les Sauterelles ou les Chouans

   - Moulins les Biqhes

   - Moussé les Hannetons

   - Muzillac les Farauds de Bourg-Paul

   - Nantes les Pataods ou Patauds

   - Nivillac les Bedas

   - Noë-Blanche (la) les Pelots

   - Nouvoitou Nouvetou, les Sans-sous

   - Noyal-sur-Vilaine les Miettoux (z)

   - Noyal-Muzillac les Glorieux ou Lorieuz

   - Noyal-sous-Bazouges les Couvous

   - Noyal-sur-Seiche les Croustons

   - Orgères Orgeure, les Chouans

   - Pacé Paceu, les Etourniaux

   - Paimpont les Sangliers

   - Pancé Panceu, les gros penards

   - Paramé Paramaï, les Mulets

   - Parcé les Glorieux, Lorieuz, Fieraods

   - Parigné les Chouans

   - Partenay-de-Bretagne les Crapauds

   - Péaule Pyaule, les Effrontés ou Gaillochous

   - Peillac les Glorieux, lorieuz, leche-pllat, liche-pllat

   - Pellerin (Le) les Beulouz

   - Pertre-Le les Tessiers

   - Pierric les Chouans

   - Pipriac Piperia (la-Galette)Piperiatains, les lèche-pllat ou les Bobiâs

   - Piré Pireu, les Pans (Paons) Pirotins, Pirotons, Glorieux, Lorieuz

   - Plancoët les Cônettes

   - Plaintel les Vacheliers ou les Mitaoux

   - Pléboulle les Dévotieux

   - Pléchatel les Carabots

   - Plédéliac les Dos pelés

   - Pleine-Fougères Pyeune Fougeure, les Chevriers, Gourganiers (mangeurs de fèves des marais, la "gourgane)                 ou Pouces Mielloux (voleurs de ruches d'abeilles" à Sains)

   - Plélan-le-Petit Pyélan, les Mangeurs de pâtés de nouvettes (tiques)

   - Plélan-Le-Grand les Chouans

   - Plélo les Glorieux ou Ventrs jaones

   - Plémet les Peans ou Peons (Paons)

   - Plénée-Jugon les Haosse-néz

   - Pléneuf les Rusés ou les Docteurs

   - Plerguer Péryé, les Braies gares, Brées gâres

   - Plérin les Ecorchous

   - Plesder les Guerzillons (grillons)

   - Pleslin/Trigavou les Rouges

   - Plessala les Craypauds, les gens de Plessala s'appellent entre eux "crapauds", comme d'autres diraient "mon gars" ou       mon "ami" (P. Sébillot); Boeufs-jaunes ou Ventres-jaunes

   - Plestan les Mangeurs de bêtes ou les Chouans

   - Pleucadeuc les Bedas

   - Pleugueneuc les Chouans

   - Pleumeleuc Pleu m'neu, les Poux merdeux

   - Pleurtuit les Cimeriaos

   - Ploërmel les Qhus pllats

   - Ploeuc-sur-Lié les Naveliérs (navire)

   - Ploubalay les Saints

   - Plouër-sur-Rance Plouar, les Haoutains, Glorieux, Lorieuz, les Chupës, Qhus de dentelles

   - Ploufragan les Dos pelés

   - Plumaudan les Chouans ou Leche-pllat

   - Plumieux les Biqhes

   - Plurien les Chüpes ou Pataods

   - Poligné les Qhus pelës

   - Pocé les Bois les Paons

   - Pommeret les Chouans

   - Quédillac les Chouans

   - Quessoy les Qhésses naires

   - Questembert les Vipéres

   - Quillio (le) les Pouillouz

   - Quintenic les Qhus fumës

   - Quintin les Tisserands

   - Rannée les Grenouilles

   - Renac Rena les Arotous (rare)

   - Retiers Er'tiers, les Crans, Craods

   - Rheu (Le) les Glorieux

   - Rochefort-en-Terre Roch'fö, les Coucous

   - Roc-Saint-André (le) les Glorieux, Lorieuz

   - Rohan les Monsieûs

   - Romillé les Hauts bouétoux ou Hannes pâtouses, Ecorchous de chevaos

   - Roz-Landrieux les Budauds ou Budaods,Budelles Saint-Budoc étant de cette paroisse

   - Roz-sur-Couësnon Rô, les Cassous d'os ou Rouchous d'os (faiseurs de bagarres)

   - Ruca les Pllaods ou Qhettaods

   - Saillé les Qhus salës

   - Saint-Aubin-du-Cormier Saint-Aoubin, les Patauds (Républicains)

   - Saint-Benoit-des-Ondes les Nombris jaones

   - Saint-Briac-sur-mer Saint-Beuryâ, les Piss-Piss, les Beriochaez

   - Saint-Broladre Saint-Boulade

   - Saint-Carreuc les Citoyens

   - Saint-Cast les Câtins, les Petits jaunes

   - Saint-Christophe-de-Valains les Blleûs

   - Saint-Coulomb les Ducs

   - Saint-Didier les Cochons

   - Saint-Domineuc les Lauriers ou les Chouans

   - Saint-Erblon les Pics-verts

   - Saint-Georges-de-Chesné Chieuneu, Mal- Peignés, Mal-Berouessés ou Chouans

   - Saint-Georges-de-Grehaigne les Ventres jaunes

   - Saint-Germain-du-Pinel les Mangeux d'chiens ou Penelliers

   - Saint-Gilles les Fouéroux ou Qhus fouettës

   - Saint-Grégoire les Glorieux, Lorieuz

   - Saint-Hilaire-des-Landes les Pataods

   - Saint-Jacques-de-la-Lande les Pies-huit ou les Chouans

   - Saint-Jacut-du-Mené les coqhus, Ventrs jaones ou Pirons

   - Saint-Jean-sur-Couesnon les Chouans ou les Culligènes (Parasites - tuber-culigène)

   - Saint-Jouan-des-Guérets les Gorets

   - Saint-Lunaire les Hercules

   - Saint-Malo les Pelatâs

   - Saint-Malon-sur-Mel les Embouzons ou les Pillaods

   - Saint-Marcan les Chouans

   - Saint-Marcel les Bleus

   - Saint-Marc-Le-Blanc les Blleûs ou les Marcaods

   - Saint-Marc-sur-Couesnon les Qhus Mielouz

   - Saint-Méen-Le-Grand les Gamins

   - Saint-Meloir-des-ondes les Glorieux, Lorieuz

   - Saint-Ouen-des-Alleux les Renards

   - Saint-Ouen-La-Rouërie les Chouans

   - Saint-Péran les Pllaods

   - Saint-Pern les lève-néz

   - Saint-Quay-Portrieux les Qheûs longs

   - Saint-Sauveur-des-Landes les Pataods

   - Saint-Senoux les Loups ou les coucous

   - Saint-Servan-sur-Mer les Capucins, Qhus pouintus ou qhus benis

   - Saint-Suliac les Margatiers (Seiche)

   - Saint-Thurial les Pllaods

   - Sainte-Anne-sur-Vilaine les Glorieux

   - Sainte-Marie les Manjous de pains de bllë

   - Sougeal les Vent'Jaounes ou les Chiens sans queue "Tiens v'là les Cheuves de Trans!

     faout qu'n'en fout' eune brûlée.."

   - Taillis les Fouérouz

   - Talensac les Talenpoches

   - temple-de-Bretagne les Pataods

   - Thourie les Penards

   - Tinténiac les Culs plats

   - Trans les cheuvres ou Gourganiers

   - Tregomar les Mangeurs de chiens ou de renards

   - Tremblay les Ventrs jaones

   - Tremeheuc les Guerzillons (grillons)

   - Trans les "Gourganiers" mangeurs de "Gourgane" (fèves des marais)

   - Trémereuc les Blancs

   - Turballe (la) les Yaomes

   - Val d'Izé les Chouans

   - Vezin-le-Coquet les Veinoux

   - Vignoc les Mangeous d'navyaux

   - Vitré les Chouans ou les Coqs blancs